NISIDOTAM : COMPRENONS LE HANDICAP!

En 2017, la CDRHPNQ a mené une étude auprès des agents en employabilité dans les communautés des Premières Nations. Ceux-ci ont témoigné du fait que les besoins des personnes en situation de handicap (PSH) ne sont pas encore bien compris. De plus, ils ressentaient le besoin d’être mieux outillés pour offrir des services de soutien appropriés. La CDRHPNQ s’est donc associée avec le Centre de recherche pour l’inclusion de personnes en situation de handicap (CRISPESH) afin de mieux comprendre ce que signifient vivre avec un handicap ainsi que les facteurs favorisant la résilience ou les obstacles créant des défis pour les PSH.

 

Notre collaboration nous a notamment permis de réaliser que deux mythes sont largement répandus. Le premier est que le handicap est seulement un état visible et principalement physique. Le second véhicule l'idée qu’une personne en situation de handicap ne peut pas travailler ou vivre de manière indépendante. Cette méconnaissance a de nombreuses répercussions négatives pour la personne en situation de handicap, sa famille et sa communauté.

 

La CDRHPNQ s’est donc engagée à réaliser trois objectifs :

  •  Sensibiliser et valoriser l’autodétermination et l’autoreprésentation des personnes en situation de handicap;

  • informer les agents en emploi et formation afin qu’ils se sentent plus à l’aise et confiants lorsqu’ils accompagnent un(e) client(e) en situation de handicap;

  • développer des outils et des ressources pour faciliter l’intégration et le maintien en emploi des PSH.

Nisidotam_Logo_Couleur_CMJN_jpeg_Fondbla
Programme Connexion compétences : l’expérience de trois jeunes
210331_visuel tanya.jpg

Dans le cadre du programme Connexion compétences, trois jeunes en situation de handicap issus des Premières Nations ont participé à l’organisation d’une campagne de sensibilisation visant à susciter un changement de comportement envers le handicap. À partir de leurs propres expériences, ces jeunes ont fait preuve de leadership dans le développement des outils suivants :

  • une affiche et des dépliants sur l’autoreprésentation;

  • des témoignages personnels et vidéo « Voix des communautés »;

  • un logo et une identité visuelle;

  • des objets promotionnels.

LES FEMMES AUTOCHTONES DANS LES MÉTIERS NON-TRADITIONNELS

En 2016, la CDRHPNQ s’est intéressée à la place qu’occupent les femmes autochtones dans les métiers non traditionnels. Elle a alors réalisé une enquête auprès de ces femmes clientes des quatre centres de service urbains de la CDRHPNQ à Montréal, Québec, Sept-Îles et Val-d’Or.

 

L’enquête a révélé que la proportion de femmes autochtones dans les métiers non traditionnels est très faible comparativement aux statistiques du Québec. Elle a également mis en lumière la présence d'obstacles personnels et systémiques persistants qui empêchent les femmes d’accéder à de la formation et d’intégrer un métier non traditionnel. Trois des principaux obstacles cernés sont la faible connaissance des métiers non traditionnels par les femmes autochtones, la forte perception de racisme et la discrimination ressentie par les femmes.

 

À la lumière de ces constats, la CDRHPNQ intervient en facilitant aux femmes autochtones l’accès à la formation et l’intégration aux métiers non traditionnels, en s’attaquant aux obstacles systémiques et en collaborant avec des partenaires pour appuyer les efforts des femmes.

 

Cette intervention inclusive doit nécessairement impliquer, outre les femmes autochtones et les centres de service en emploi et formation, les deux autres parties prenantes concernées, soit les entreprises (« employeurs ») et les institutions de formation dans les métiers non traditionnels.

 

C’est dans cette optique que nous avons mené une série de consultations auprès de ces trois groupes cibles. Celles-ci visaient principalement la production d'une trousse à outils à leur intention.

  • Facebook
  • LinkedIn
  • YouTube